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Le 11 novembre dernier, notre directeur marketing et partenariats Stéphane Ricoul s’est entretenu avec Alix Muller, président et fondateur de Commsoft technologies, Martin McNicoll, président de GURUS solutions, Patrik Chavarie, CPA, CMA, vice-président chez Thinkmax, et Pascale Ouimet, responsable des acitivités de pré-ventes de Solutions Beyond Technologies. Ils ont discuté de la transformation numérique des entreprises québécoises et l’importance des logiciels d’affaires dans ce processus. Cet OpenMic était le deuxième d’une série de trois en partenariat avec La Presse. Le premier avait lieu en octobre et portait sur l’innovation dans le modèle d’affaires et l’exemple de Téo Taxi.

Au-delà de la définition

L’intégration efficiente d’un logiciel d’affaire passe par l’automatisation des processus d’affaires, par la création d’un écosystème centralisé, à la fois pour l’entreprise et pour ses différentes parties prenantes, internes comme externes, nous explique Pascale Ouimet. On en comprend qu’il y a donc des logiciels plus génériques, et d’autres plus spécialisés dans leur niveau de sophistication, en fonction des besoins et domaines d’utilisation.

Cependant, ce qui est particulièrement important, et ce peu importe la taille de l’entreprise ou la gamme du logiciel choisi, c’est l’intégration. Alix Muller nous rappelle que l’objectif de l’implantation d’un tel logiciel, c’est d’être capable d’intégrer l’ensemble des processus dans une solution, permettant d’améliorer la coopération dans l’ensemble de l’équipe et donner accès à de l’information de gestion pertinente, en temps réel. Une façon de donner les moyens à l’organisation de prendre des décisions, et de gérer sa croissance ainsi que son évolution.

Succès du projet: le partenariat entre le client et l’intégrateur

Dans un projet de transformation numérique, la grande majorité des facteurs de succès sont entre les mains du client et du partenaire qui l’accompagne dans l’intégration, explique Patrik Chavarie. Au global, un peu moins du tier du succès d’une transformation numérique, est dû au choix du logiciel d’affaires en lui-même.

Le premier facteur est de définir le “pourquoi” de la transformation numérique, permettant de bien ancrer les justifications du projet auprès du client et du partenaire. Il est également important de cibler l’étendue du projet et ses objectifs précise Martin McNicoll, si on ne veut pas “que ça dérape”. Le deuxième facteur de succès porte sur l’intégrateur lui-même, car il a un rôle à multiple facettes. Il partage son expertise, il conseille et il vient également “challenger” les processus du client pour optimiser son fonctionnement nous explique Alix Muller. Un bon “fit” entre le client et l’intégrateur est donc essentiel.

Ensuite, l’implication du client et son attitude face au projet sont également un des facteur de succès. Cette implication peut passer par la qualité des ressources qu’il assigne au projet, quitte à faire des embauches temporaires pour combler des manques. C’est aussi l’engagement de la direction face au projet précise Pascale Ouimet. Il est important d’être aligné avec la direction et bien comprendre où se trouve le projet dans leur pyramide de priorités.

“Crawl, walk, run …. and fly”

L’approche empruntée est, elle aussi, un facteur clé de succès selon Patrik Chavarie, qui préconise celle par étape et/ou par appuis, où l’élément temporel devient la clé pour bénéficier du retour sur investissement. Les quatre panélistes s’entendent également pour dire qu’une transformation numérique n’est pas un projet qui s’arrête dans le temps, que c’est sur une base d’amélioration continue qu’il faut la considérer, et par phases qu’il faut l’entretenir et l’évaluer. L’aboutissement d’une phase ne signifiant pas la fin de la transformation.

Le mouton noir de la transformation numérique

Selon nos invités, les entreprises font trop souvent l’erreur de penser que la gestion de changement est un outil qui est intéressant à avoir dans un projet de transformation SI le budget le permet ou encore seulement à la fin du projet justement avant le “go live”. Une notion qui fait l’unanimité. La gestion de changement doit être prise en compte tout au long du développement du projet et ce dès son démarrage. On doit cesser de la considérer comme un “nice to have”.

La Covid comme accélérateur de tendance

Le contexte de Covid a souligné la nécessité d’intégrer à la transformation numérique, certains processus fondamentaux qui ne sont pas traditionnellement automatisés dans des logiciels d’entreprise comme les ERP ou CRM ou autre. Patrik Chavarie émet même la prédiction que dans les cinq prochaines années, on verra une tendance de démocratisation des plateformes technologiques et de leur intégration au sein des plans stratégiques d’affaires des entreprises par le biais de l’infonuagique, qui a permis une simplification de l’intégration et de l’unification des logiciels entre eux, nous expliquent également Martin McNicoll et Alix Muller, notamment au niveau de la migration de données et de la “servitisation” (concept présenté dans le Radar 2020 de Talsom) du logiciel, ce que Alix appelle le “software as a service”.