Le Sommet des leaders du RFSPI: Actualité économique et plan d’action

Le 3 décembre dernier avait lieu le Sommet des Leaders, évènement organisé par le Regroupement des firmes services professionnels indépendantes (RFSPI). Près d’une centaine de participants issus des firmes de services professionnels indépendantes québécoises se sont regroupés virtuellement afin de réfléchir aux impacts et aux opportunités amenés par la pandémie, pour présenter la nouvelle identité visuelle ainsi que les prochaines étapes pour le Regroupement.

Le mot de bienvenue

L’événement a débuté par un mot de bienvenue de l’homme d’affaires Charles Sirois. Au-delà des changements imposés par le contexte de la Covid-19, M. Sirois a insisté sur le fait que la transformation numérique est une réalité très importante et remplie d’opportunités pour les firmes du RFSPI, en prenant soin d’ajouter que les tendances économiques sont beaucoup influencées par la pandémie, mais surtout par le contexte environnemental. La crise climatique est selon lui un enjeu clé. Il explique que les entreprises vont de plus en plus se tourner vers un modèle de multinationale plutôt qu’un modèle de globalisation du marché. Face au combat d’idées entre la certitude et le doute, on retrouve, selon lui, la foi versus les faits et la science.

Charles Sirois a laissé les participants sur un message d’espoir en présentant l’entrepreneuriat sous diverses étapes qui, selon lui, en démontrent sa pertinence : le rejet du statu quo qui se reflète dans une vision, la vision qui devient conviction, le passage à l’action et la persévérance. L’entrepreneuriat fait évoluer la société en étant un moteur de l’innovation.

“Ce processus-là va faire partie de l‘ensemble des actions que vous allez poser et je suis très content de voir la mise en réseau de vos organisations.” dit Charles Sirois.

C’est dans cet esprit que les firmes de services professionnels indépendantes entendent poursuivre leur développement et leur croissance, c’est-à-dire en passant à l’action.

Les voisins du sud

John Parisella, conseiller stratégique au Cabinet de relations publiques NATIONAL, est revenu sur l’élection présidentielle américaine et le mandat du président sortant Donald Trump. Il a présenté le contexte particulier dans lequel se sont déroulées les élections générales américaines de novembre dernier, c’est-à-dire la pandémie mondiale, le recul économique et les tensions raciales. Tout en présentant les résultats et les dates importantes à venir, il a amené certaines lumières sur ce qui devrait être attendu de l’administration Biden-Harris, et ce particulièrement au niveau des relations avec le Canada et le Québec. Bien que Donald Trump ait été plutôt imprévisible dans ses relations avec ses alliés John Parisella estime être optimiste pour la suite.

“Je suis optimiste par rapport à ça puisque je pense que Joe Biden connait le Canada, le voit comme un allier, un ami et un partenaire.”

Nombre de questions lui ont été posées par les membres du RFSPI, démontrant le niveau d’attente des firmes de services professionnels envers les impacts économiques de la transition vers la nouvelle administration et la nouvelle présidence.

La situation “chez nous”

Jean-Pierre Lessard de Aviséo et François Boutin-Dufresne, ont présenté l’actualité internationale de l’Écosse au continent africain en passant par l’Asie, puis les États-Unis et finalement par chez nous, au Québec. Il y avait beaucoup à dire sur le développement économique et les prévisions des différents gouvernements. Selon eux, la crise sanitaire a eu des retombés économiques plus lourdes sur certains secteurs dont la culture, le tourisme, l’hôtellerie, la restauration.

Cependant le monde du service conseils se retrouve dans une position avantageuse où “on produit du contenu avec notre tête et notre ordinateur” il n’y pas de frontières physiques à franchir pour exporter nos services. La reprise est une source d’opportunité. D’autant plus que selon eux,

“l’angle mort de la reprise économique au Québec et au Canada est la stratégie numérique”.

Jean-Pierre Lessard reprend le concept (présenté par Talsom dans le dernier Radar technologique) de dette technologique, la pandémie ayant forcé les entreprises à prendre conscience de cette dette. Dans certains cas, ceci a fait en sorte qu’elles ont investi dans leur développement et celles qui ne l’ont pas fait ne tarderons pas à la faire. C’est pour eux un changement de culture qui s’opérationnalise tranquillement.

Une nouvelle identité visuelle

Ces conférences ont permis d’introduire Mario Mercier de Compagnie et Cie, Vicky Boudreau de Bicom et Pierre Léonard de Brandbourg Marketing, qui sont venus présenter aux participants la nouvelle identité visuelle du Regroupement. Celle-ci a été dévoilée aux membres, mais ne sera dévoilée au public qu’en janvier. L’objectif de cette nouvelle identité étant de focaliser sur l’importance du volet local de nos entreprises de services professionnels et ainsi faciliter leur identification rapide.

“On a voulu développer une marque forte pour les prochaines étapes du regroupement” a expliqué Vicky Boudreau.

Selon Olivier Laquinte de Talsom, et l’un des porte-paroles du RFSPI, le Sommet des Leaders avait comme ambition d’aller chercher l’avis des membres et leur permettre d’échanger sur les perspectives d’avenir et les pistes d’action qui mèneront le RSFPI à une autre étape de son développement.

« Après la sensibilisation en 2020, nous passons en mode action en 2021 » ont mentionné les participants à l’unisson.

À propos de RFSPI

Réunissant 225 firmes de services professionnels indépendantes en comptabilité, en relations publiques, en communication, en gestion, en publicité, en opérations, en recrutement, en technologies, en ressources humaines, en droit et en stratégie, le RFSPI souhaite jouer un rôle prépondérant dans la relance de l’économie québécoise. Le RFSPI constitue une voix forte et rassembleuse de l’industrie des services professionnels de direction et de propriété québécoise. Pour en savoir plus : firmesindependantes.com

La gestion de changement & le succès de votre transformation d’entreprise

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Le 25 novembre dernier, notre directeur marketing et partenariats Stéphane Ricoul s’est entretenu avec Lyne Lamothe, cheffe de la direction des talents au Cirque du Soleil et Jean-Marc de Jonghe, Vice-président produit numérique de La Presse pour discuter de la gestion de changement dans un projet de transformation numérique d’une entreprise et plus précisément le cas de La Presse. Cet Open Mic était le dernier d’une série de trois en partenariat avec La Presse. Le premier avait lieu en octobre et portait sur l’innovation dans le modèle d’affaires et l’exemple de Téo Taxi. Le deuxième avait lieu au début du mois de novembre et portait sur l’importance du logiciel d’affaires dans la transformation numérique d’une entreprise.

Pourquoi parler du cas de La Presse?

À ce jour la transformation de La Presse est la plus importante que le Québec inc ait jamais vécu. Pour Lyne Lamothe, qui était vice-présidente gestion du capital humain chez La Presse de 2010 à 2015, “c’est également la transformation la plus complexe et la plus complète, s’agissant autant d’un changement de modèle d’affaire, que d’un changement du produit, des méthodes de travail, de tous les processus, jusqu’à un changement dans la façon dont l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise réfléchissent”.

Même si Jean-Marc de Jonghe admet candidement que dans ce projet de transformation 75% de son succès est dû à sa naïveté, il nous explique que même si toutes les transformations sont différentes les unes des autres, plusieurs enseignements peuvent en être tirés.

1. La gestion changement pour aider la gestion des risques

Bien exécutée, la gestion de changement va permettre de diminuer l’ampleur et la durée de l’impact qu’une transformation d’entreprise peut avoir sur l’entreprise elle-même ainsi que sur ses employés. Si bien adressée, elle va aussi permettre de rencontrer les bénéfices escomptés et de maximiser l’expérience employé vécue à travers la transformation.

2. La pérennité de l’entreprise passe par la pérennité de la transformation

L’objectif premier du projet était d’assurer la pérennité de La Presse à l’extérieur du papier, qui passait de facto par la pérennité même de la transformation. La compréhension et la visibilité du projet dans son ensemble et par chacune des parties prenantes au sein de l’organisation, était alors la clé. La bonne communication s’avère effectivement primordiale dans n’importe quel cas de projet de changement, car elle permet d’abord à chacun de comprendre ce qui se passe, de comprendre où il se trouve dans tout ça et de comprendre les interconnexions entre chacun et chacune.

Une bonne communication permet également de mieux connaître les parties prenantes et quels seront les plus grands impacts pour elles. Réaliser une transformation c’est comme traverser une rivière, la profondeur de l’eau ne sera pas la même dépendant des départements ou des rôles au sein de l’entreprise. La séquence dans laquelle les gens vont entrer en jeux n’est pas la même non plus. Lyne Lamothe souligne l’importance de briser les silos entre les gens pour qu’ils aient une meilleure compréhension globale.

3. Une bouché à la fois

Un des aspects faisant l’unanimité entre nos deux intervenants, portait sur le fait qu’une transformation numérique de cette ampleur se fait par phase. Ceci rejoint ce qui avait était dit lors du deuxième Open Mic – L’importance du logiciel d’affaires dans la transformation numérique, à savoir qu’il faut réfléchir sa transformation comme un programme à plusieurs phases qu’il faut constamment entretenir. Jean-Marc de Jonghe explique qu’au final “il est normal de ne pas avoir toutes les réponses, mais qu’il est très important d’identifier toutes les questions.” Il s’agissait ensuite pour lui d’identifier les questions qui représentaient un plus grand risque et y répondre une à la fois. Y aller phase par phase fut au final le meilleur moyen de fournir la confiance nécessaire pour chacune des phases subséquentes. Se poser les bonnes questions fut une façon d’adresser les doutes. L’agilité et l’itération étaient à la base de ce processus et permettaient une flexibilité dans les démarches.

“Un pour tous et tous pour un “

Ce qu’on retient de leur expérience est que ce genre de projet ne se fait pas tout seul et s’inscrit dans un contexte plus grand qu’une seule personne. Il faut mettre son égo de côté, laisser les autres participer. Cette collaboration mène au succès du projet. Ce sont les gens qui font la différence selon Lyne Lamothe et Jean-Marc de Jonghe et c’est un élément à mettre dans son sac à dos dans sa préparation pour ce long voyage qu’est une transformation numérique. S’il n’y a pas une transformation qui ressemble à une autre, savoir travailler ensemble aidera toujours.

L’importance des logiciels d’affaires dans la transformation numérique

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Le 11 novembre dernier, notre directeur marketing et partenariats Stéphane Ricoul s’est entretenu avec Alix Muller, président et fondateur de Commsoft technologies, Martin McNicoll, président de GURUS solutions, Patrik Chavarie, CPA, CMA, vice-président chez Thinkmax, et Pascale Ouimet, responsable des acitivités de pré-ventes de Solutions Beyond Technologies. Ils ont discuté de la transformation numérique des entreprises québécoises et l’importance des logiciels d’affaires dans ce processus. Cet OpenMic était le deuxième d’une série de trois en partenariat avec La Presse. Le premier avait lieu en octobre et portait sur l’innovation dans le modèle d’affaires et l’exemple de Téo Taxi.

Au-delà de la définition

L’intégration efficiente d’un logiciel d’affaire passe par l’automatisation des processus d’affaires, par la création d’un écosystème centralisé, à la fois pour l’entreprise et pour ses différentes parties prenantes, internes comme externes, nous explique Pascale Ouimet. On en comprend qu’il y a donc des logiciels plus génériques, et d’autres plus spécialisés dans leur niveau de sophistication, en fonction des besoins et domaines d’utilisation.

Cependant, ce qui est particulièrement important, et ce peu importe la taille de l’entreprise ou la gamme du logiciel choisi, c’est l’intégration. Alix Muller nous rappelle que l’objectif de l’implantation d’un tel logiciel, c’est d’être capable d’intégrer l’ensemble des processus dans une solution, permettant d’améliorer la coopération dans l’ensemble de l’équipe et donner accès à de l’information de gestion pertinente, en temps réel. Une façon de donner les moyens à l’organisation de prendre des décisions, et de gérer sa croissance ainsi que son évolution.

Succès du projet: le partenariat entre le client et l’intégrateur

Dans un projet de transformation numérique, la grande majorité des facteurs de succès sont entre les mains du client et du partenaire qui l’accompagne dans l’intégration, explique Patrik Chavarie. Au global, un peu moins du tier du succès d’une transformation numérique, est dû au choix du logiciel d’affaires en lui-même.

Le premier facteur est de définir le “pourquoi” de la transformation numérique, permettant de bien ancrer les justifications du projet auprès du client et du partenaire. Il est également important de cibler l’étendue du projet et ses objectifs précise Martin McNicoll, si on ne veut pas “que ça dérape”. Le deuxième facteur de succès porte sur l’intégrateur lui-même, car il a un rôle à multiple facettes. Il partage son expertise, il conseille et il vient également “challenger” les processus du client pour optimiser son fonctionnement nous explique Alix Muller. Un bon “fit” entre le client et l’intégrateur est donc essentiel.

Ensuite, l’implication du client et son attitude face au projet sont également un des facteur de succès. Cette implication peut passer par la qualité des ressources qu’il assigne au projet, quitte à faire des embauches temporaires pour combler des manques. C’est aussi l’engagement de la direction face au projet précise Pascale Ouimet. Il est important d’être aligné avec la direction et bien comprendre où se trouve le projet dans leur pyramide de priorités.

“Crawl, walk, run …. and fly”

L’approche empruntée est, elle aussi, un facteur clé de succès selon Patrik Chavarie, qui préconise celle par étape et/ou par appuis, où l’élément temporel devient la clé pour bénéficier du retour sur investissement. Les quatre panélistes s’entendent également pour dire qu’une transformation numérique n’est pas un projet qui s’arrête dans le temps, que c’est sur une base d’amélioration continue qu’il faut la considérer, et par phases qu’il faut l’entretenir et l’évaluer. L’aboutissement d’une phase ne signifiant pas la fin de la transformation.

Le mouton noir de la transformation numérique

Selon nos invités, les entreprises font trop souvent l’erreur de penser que la gestion de changement est un outil qui est intéressant à avoir dans un projet de transformation SI le budget le permet ou encore seulement à la fin du projet justement avant le “go live”. Une notion qui fait l’unanimité. La gestion de changement doit être prise en compte tout au long du développement du projet et ce dès son démarrage. On doit cesser de la considérer comme un “nice to have”.

La Covid comme accélérateur de tendance

Le contexte de Covid a souligné la nécessité d’intégrer à la transformation numérique, certains processus fondamentaux qui ne sont pas traditionnellement automatisés dans des logiciels d’entreprise comme les ERP ou CRM ou autre. Patrik Chavarie émet même la prédiction que dans les cinq prochaines années, on verra une tendance de démocratisation des plateformes technologiques et de leur intégration au sein des plans stratégiques d’affaires des entreprises par le biais de l’infonuagique, qui a permis une simplification de l’intégration et de l’unification des logiciels entre eux, nous expliquent également Martin McNicoll et Alix Muller, notamment au niveau de la migration de données et de la “servitisation” (concept présenté dans le Radar 2020 de Talsom) du logiciel, ce que Alix appelle le “software as a service”.

L’innovation dans les modèles d’affaires retour sur Téo taxi

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En septembre dernier Alexandre Taillefer et Jean-François Ouellet ont publié le livre Réinventer le taxi: les dessous de l’échec de Téo taxi. Dans ce livre, les auteurs relatent d’où est venue l’idée d’une entreprise de taxi basée sur l’intelligence artificielle, les voitures électriques et assurant une rémunération adéquate de ses chauffeurs. Notre directeur marketing et partenariats, Stéphane Ricoul, s’est entretenu avec les auteurs de ce livre le 28 octobre dernier dans le cadre du premier Open-mic d’une série de trois en collaboration avec La Presse.

Locomotive d’innovations: un modèle d’affaires

Le modèle de Téo taxi innovait à deux niveaux, technologique et modèle d’affaires. Plusieurs facteurs ont toutefois fait en sorte que malgré les bonnes idées, trop c’est parfois comme pas assez en termes d’innovation dans un cadre entrepreneurial.

Modèle ancré dans la technologie

L’entreprise, pensée comme une plateforme, permettait l’inclusion d’un maximum de points de contacts entre elle et le consommateur afin de le conserver le plus longtemps possible dans son écosystème, de la commande de service à l’évaluation finale du service, en passant par le paiement, la géolocalisation du consommateur ou la gestion de l’attente via celle du chauffeur et du déplacement de la voiture. Cette logique de plateforme aurait pu être poussée encore plus loin en allant jusqu’à utiliser l’application pour recenser les zones de construction, la météo, les évènements culturels ou sportifs, etc., en informer le consommateur via l’application, mais surtout, optimiser les affectations des véhicules, leurs déplacements et leur maintenance.

Ce modèle innovateur d’un point de vue technologique, était mis en œuvre grâce à la récolte et l’exploitation de données via un algorithme. Selon Alexandre Taillefer, Téo taxi ne manquait pas forcément de données, même si en avoir plus aurait aidé, mais c’est l’exploitation du potentiel de ces données qui n’était pas suffisant optimisée selon Jean-François Ouellet. Il explique que les données étaient la pierre angulaire du modèle de Téo taxi, et si l’achat de Taxi Diamond a bel et bien permis d’en recueillir une grande quantité, en revanche il n’a pas été possible d’en créer suffisamment de valeur. C’est là que Téo taxi n’a pas su capitaliser sur cet actif (la donnée), puisque les efforts étaient trop divisés sur différents paliers d’innovations. Un algorithme prédictif efficace aurait pu être la clé du succès. Il aurait permis de présenter le bon service, au bon moment, au bon endroit, à la bonne personne.

On le sait, cette exploitation de la donnée par l’algorithme est devenue aujourd’hui une nécessité pour assurer la survie des entreprises et pour permettre leur expansion. Rendu à un certain niveau de maturité, si elles ne le font pas, elles laissent la place à la compétition de prendre avantage de cette faiblesse.

Modèle disruptif

Le modèle d’affaires de Téo taxi était innovateur de façon général.

Il “disruptait” l’industrie du taxi en présentant une alternative écologique et électrique dans société où la conscience environnementale pèse de plus en plus pour le consommateur, permettant entre autres de réduire les coûts de carburant (les frais d’essence représentent environ 30 % des frais de roulement pour un taxi).

Il proposait une rémunération descente dans une initiative de nouvelle équité sociale et dans un contexte industriel d’économie de partage. Mais malgré la bonne intention de cette initiative, les réalités au niveau des taxes sur le salaire ont fait en sorte que ce n’était finalement pas intéressant à court terme pour les chauffeurs, du moins, en perception. De plus, avec le recul, le manque de gestion du changement n’a pas aidé, mais comme l’explique Alexandre Taillefer, personne ne pouvait prévoir une croissance aussi rapide de l’entreprise.

« At first we take Manhattan, then we take Berlin »

Alexandre Taillefer et Jean-François Ouellet utilisent à deux reprises dans l’Open-mic des paroles de Cohen pour illustrer les causes d’échec de Téo. On comprend que l’entreprise a voulu en faire trop, et trop rapidement. Un d’état d’esprit d’urgence, une peur de manquer l’opportunité. Un post mortem qui met en valeur l’importance de bien cibler ses efforts d’une part, et que l’échec n’est pas à craindre d’autre part. Jean-François Ouellet explique qu’en entrepreneuriat il faut d’abord y aller par itération, “fail early and fail fast”. Il faut également envisager tous les risques possibles et prévoir des contingences dans tous les cas qu’on identifie.

Le contexte économique dans lequel s’est développé Téo en est un très particulier où l’économie est entièrement du ressort du consommateur. Il y existe un “loop-hole” dans le cadre réglementaire qui encadre cette économie comme le soulève Alexandre Taillefer. Il fait en sorte par exemple que la rémunération n’est pas régulée de la même façon qu’ailleurs. Il est très clair pour messieurs Taillefer et Ouellet que la réglementation dans cette industrie doit être revue par les instances décisionnelles.

« Un des problèmes qu’on a aujourd’hui est qu’on est en train de ressentir les impacts d’une iniquité galopante qui s’est accentuée dans les vingt dernières années. » D’une part Alexandre Taillefer nous avertit face à ses iniquités, mais également donne un message d’espoir face aux consommateurs de demain qui émergent tranquillement dans l’écosystème économique. Un consommateur avec une conscience environnementale, qui cherche un produit équitable, et de qualité.

Design Thinking Jam 2020 – Arrêtons le Racisme systémique en Entreprise

Le 12 novembre prochain aura lieu la 3e édition du Design Thinking Jam Talsom.


 

Qu’est-ce qu’un “Design Thinking Jam”?

Le Design Thinking Jam est une étape d’un projet global d’innovation sociale, visant à définir une réelle problématique, et trouver puis implanter une solution qui y répond.

Le “Jam” en tant que tel, porte sur les phases d’idéation et de prototypage d’une démarche complète de Design Thinking.

Design Thinking Jam 2020

Il consiste en un atelier de cocréation, aussi intensif que participatif, durant lequel plus d’une centaine de participants de différents horizons et qui vivant des réalités souvent bien différentes, y croisent leurs points de vue et mettent leurs connaissances en commun. Il répond également à la mission de Talsom de créer un impact positif à travers l’humain, l’innovation et la technologie.

Après avoir accompagné le Groupe communautaire L’Itinéraire dans le développement d’une nouvelle solution de paiement numérique pour ses camelots en 2018, puis Tel-Jeunes dans la création d’une nouvelle forme d’atelier afin de permettre à ses intervenants de mieux « connecter » avec les jeunes en 2019, Talsom réitère en 2020.

Fait intéressant, la première édition a d’ailleurs mené le Groupe communautaire L’Itinéraire et Talsom à gagner de nombreux prix.


 

2020 | La 3e edition du Design Thinking Jam

La 3e édition est organisée pour la Jeune Chambre de Commerce de Montréal, en partenariat avec le Groupe 3737 et La Maison d’Haïti et portera sur un enjeu qui a mobilisé l’ensemble de notre société pour un changement profond : le racisme systémique.

Présent dans un grand nombre des sphères de nos vies respectives, plusieurs études et des témoignages tendent à nous démontrer qu’il se manifeste également au sein de nos organisations, ajoutant une dimension impactante supplémentaire à la nécessaire transformation de notre société.

Donner un sens à cette transformation devient indispensable. Souvent inconsciente comme dimension, le racisme systémique crée une dette humaine qui à travers l’empathie, peut et doit être adressée au sein même de nos entreprises. L’innovation, le numérique ou la technologie de façon générale, peuvent-ils être dès lors des incubateurs à une approche, une solution, une façon de faire dans cette lutte contre le racisme systémique?

Le 12 novembre, ensemble, nous mobiliserons des gens racisés et la communauté d’affaires pour réfléchir à comment détecter et aborder le racisme systémique dans le but de trouver des leviers à la lutte contre celui-ci dans les organisations et au sein des milieux de travail. Une séance d’idéation unique en son genre, sous forme d’un atelier participatif, pendant laquelle une centaine de participants pourront contribuer et innover ensemble afin de trouver des solutions concrètes et exploitables rapidement, et ainsi avoir un impact réel.


 

Nos partenaires pour l’événement

Jeune Chambre de Commerce de Montréal

Site web : https://www.jccm.org

La Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM) est un regroupement de cadres, professionnels, étudiants, entrepreneurs et travailleurs autonomes âgés de 18 à 40 ans. Fondée le 28 octobre 1931, elle compte aujourd’hui près de 1 600 membres, dont près de 150 bénévoles, ce qui fait d’elle la plus grande jeune chambre au monde. Grâce à une panoplie d’événements organisés chaque année, la JCCM est un lieu incontournable pour le développement de la relève d’affaires à Montréal. De plus, la JCCM compte sur l’appui de cinq grands partenaires qui ont à cœur la relève, soit BMO Groupe financier, Bell, CN, Énergir et la Ville de Montréal.

Pourquoi un partenariat avec la Jeune Chambre de Commerce de Montréal?

  • La démarche de Talsom envers un projet aussi ambitieux, se veut être modeste et humble.
  • Comprendre ce qu’est le racisme systémique en entreprise, comment le détecter pour en sensibiliser les employés, le tout dans un but ultime de l’éradiquer, ne se fera ni rapidement, ni facilement.
  • Mobiliser la communauté d’affaires nous semblait essentiel à la réussite de ce projet, et le faire porter par ceux et celles qui feront notre société de demain, une évidence.
  • La Jeune Chambre de Commerce de Montréal est aujourd’hui un partenaire non seulement solide pour mener à terme ce projet, mais aussi légitime de par la population qu’elle représente.

 

Maison d’Haïti

Site web : http://www.mhaiti.org/

La Maison d’Haïti est un organisme communautaire et culturel dédié à l’éducation et à l’intégration des personnes et des familles immigrantes ainsi qu’à la création et au développement de liens étroits avec la société d’accueil.

L’organisme a pour missions la promotion, l’intégration, l’amélioration des conditions de vie et la défense des droits des québécois d’origine haïtienne et des personnes immigrantes, ainsi que la promotion de leur participation au développement de la société d’accueil. Toutes ses interventions sont axées sur l’approche citoyenne qu’elle préconise. Sa finalité est d’outiller les participants afin de leur permettre de prendre la parole et de poser des gestes citoyens.

Les quatre champs d’action de la Maison d’Haïti pour ces populations sont l’éducation, les nouveaux arrivants, les jeunes et les femmes. Ces champs d’action se déploient à travers des activités, d’alphabétisation, d’insertion économique, sociale et culturelle, d’intégration des jeunes et de soutien scolaire et parental.

 

Groupe 3737

Site web : https://www.groupe3737.com/

Le Groupe 3737 est le plus grand incubateur / accélérateur en technologies avec le plus grand nombre d’entreprises et de startups en innovation dans le Nord-Est de Montréal. Ils concentrent leurs efforts sur l’innovation, développement et la formation en continue. Ils incubent plus de 30 entreprises incubées ayant créé plus de 150 emplois à hautes valeurs ajoutées dans le quartier Saint-Michel, l’un des plus pauvres au Canada.

Ils offrent aux entrepreneurs et startups une infrastructure d’envergure internationale leur permettant de passer de l’idéation à la réalisation et la commercialisation. À leurs programmes, les entrepreneurs peuvent accéder au financement, équipements, mentors, marketing et réseautage et au développement des affaires.

Ils ont aussi un laboratoire d’innovation pour assurer le succès dès le départ. Ils encouragent le partage, la collaboration et l’inclusion en favorisant les coalitions et l’échanges de service pour réduire les coûts et la complexité d’affaire.

Ils sont une structure de leadership avec des experts mondialement reconnus.


 

Inscription aux 2 panels

Format :

  • 100% virtuel (Utilisation de Zoom pour la vidéoconférence)
  • Nombre de participants : Illimité
  • 2 panels de 45 minutes
  • 3 invités par panel
  • La possibilité pour les participants de poser leur(s) question(s) à l’inscription à l’événement.

 

Inscription au Design Thinking Jam

Format :

 

Racisme systémique, milieu de travail et données

Ce billet s’inscrit dans une série de billets sur le racisme systémique en entreprise que nous publions en lien avec la 3e édition du Design Thinking Jam portée par la Jeune Chambre de commerce de Montréal en partenariat avec la Maison d’Haïti et le Groupe 3737, qui aura lieu le 12 novembre 2020.

Dans notre 1er billet qui portait sur la définition du racisme systémique, nous souhaitions prendre l’angle « humain » et amener le lecteur à cheminer dans sa compréhension. Dans le présent billet, c’est l’angle « entreprise » que nous abordons, comme impact direct à l’angle « humain ».

Étude de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Il y a une dizaine d’années, une étude a été réalisée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDDJ). Celle-ci se déroulait dans le marché de l’emploi montréalais et consistait à envoyer, en réponse à des offres d’emplois, 581 paires de curriculum vitae fictifs. Les CV étaient identiques dans leur contenu, sauf pour un aspect, celui des noms des candidats. Cette étude a permis de démontrer que la discrimination à l’embauche était une réalité à laquelle les populations autochtones et racisées devaient faire face. Les résultats ont mis en lumière qu’à compétence égale un candidat avec un nom comme Tremblay avait 60% plus de chances d’être convoqué à un entretien d’embauche qu’une personne avec un nom comme Tahoré ou Ben Saïd. À cette étude s’en sont ajoutées de nombreuses autres, mettant de l’avant les différentes formes de discrimination au sein des milieux de travail (contribuant par le fait même au racisme systémique), telles que la déqualification soit du niveau d’étude, soit de l’expérience de travail lorsque celle-ci n’est pas acquise au Canada.

Taux de chômage vs niveau de diplomation

Devant cette difficulté à trouver un emploi, il existe des taux de chômage plus élevés chez les personnes racisées vs non-racisées, tel que le démontrent les données recensées par Statistique Canada en 2016 indiquant qu’au Canada, le taux de chômage pour la population racisée était de 9,2% comparé à un taux de 7,3% pour les personnes non-racisées. Qui plus est, pour les femmes racisées ce taux était d’autant plus élevé à 9,6 %, tandis que les femmes non-racisées avaient un taux de chômage de 6,4%. Au Québec, l’écart était alors plus important, avec un taux de chômage de 11,7 %, représentant le double de celui des personnes non-racisées 6,6 %.

Ce que les chiffres ne disent pas, c’est que bien que plusieurs réussissent à obtenir des emplois, nous sommes en droit de nous poser la question si lesdits emplois sont à la hauteur de leurs compétences, ou ne serait-ce que dans leur domaine d’expertise, et sont rémunérés à leur juste valeur. Toujours selon Statistique Canada, les personnes racisées s’identifiant à la communauté noire ont un taux de diplomation postsecondaire qui est comparable au reste de la population, cependant les écarts de revenus sont encore importants, le graphique ci-joint le démontre bien. On parle de 27,5 % des femmes et 27,7% des hommes s’identifiant à la communauté qui avaient un diplôme post secondaire, vs 32,7 % de femmes et 26,7% d’hommes dans le reste de la population.

Le racisme systémique et la responsabilité sociale des entreprises

Un article publié dans le Havard Business Review intitulé How to Promote Racial Equity in the Workplace, l’auteur explique que pour être en mesure d’adresser correctement le racisme au sein des organisations, il est d’abord important de tous se mettre d’accord si c’est oui ou non un problème. Ensuite, établir quelle forme le racisme systémique prend, puis d’où il vient et déterminer la cause de sa prolifération1. Si on ne peut pas nier que le racisme systémique est en partie présent à différents degrés dans les milieux de travail, il existe encore des interrogations ne permettant pas d’aller chercher un consensus pourtant nécessaire. Néanmoins, selon une étude pancanadienne, 77% des personnes racisées ont témoigné avoir vécu des situations de micro-agressions ou de discrimination dues au racisme 2.

La certification B Corp comprend maintenant qu’il faut prôner et incarner un écosystème inclusif, qu’on ne peut se dire B Corp si toutes injustices, inégalités, ou discrimination que les personnes racisées vivent en moyenne plus que les personnes non-racisées continuent sans changement3. Il est maintenant de la responsabilité sociale des entreprises d’assurer un écosystème sain pour tous. De plus, plusieurs études s’entendent pour dire qu’il s’agit d’un atout concurrentiel que d’assurer une diversité au sein de son organisation.

Pourquoi le Design Thinking Jam par Talsom, sur le racisme systémique ?

L’élimination de la discrimination que vivent les personnes racisées sur le marché du travail débute par une compréhension approfondie des problématiques qu’elles vivent, par une idée claire et concrète de ce qu’est le racisme systémique, et par une appropriation de ses différentes manifestations. Talsom souhaite appliquer à travers la démarche entamée avec le Design Thinking Jam, sa propre mission portant sur le sens à donner à la transformation. Adresser le racisme systémique via les dimensions humaines et technologiques de la transformation, tout en gardant un objectif de durabilité et d’innovation, nous semble à propos et efficient. Il est important de comprendre que le Design Thinking Jam est une étape d’un processus déjà commencé, qui se poursuivra par la suite. Celui-ci permettra à la Jeune Chambre de Commerce de Montréal de proposer une solution basée sur l’empathie pour les entreprises qui voudront comprendre, pour sensibiliser et ultimement amener le racisme systémique sur son déclin.

Comprendre le racisme systémique et ses composantes

Ce billet s’inscrit dans une série de billets sur le racisme systémique en entreprise que nous publions en lien avec la 3e édition du Design Thinking Jam portée par la Jeune Chambre de commerce de Montréal en partenariat avec la Maison d’Haïti et le Groupe 3737, qui aura lieu le 12 novembre prochain.

Comprendre (pour mieux définir) le racisme systémique semble être un défi en soi. Si les derniers mois nous ont appris quelque chose, c’est bien qu’il n’y a pas de consensus autour de sa définition ou de sa compréhension. De plus, il semble exister un enjeu dans le fait d’admettre que le racisme systémique est une réalité dont le Québec ne se sauve pas, malgré toutes ces bonnes intentions.


Le racisme systémique: c’est quoi?

Il est d’abord important de ne pas confondre « systémique » avec « systématique ».

« Systématique » poserait la question à savoir si tous les Québécois.e.s sont ou ne sont pas racistes. Là n’est pas la question de ce billet.

Le terme « systémique » parle plutôt d’une structure qui se perpétue dans le temps et dont la contribution à ce système est bien souvent inconsciente. En 2019, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse a présenté la définition suivante :

Une production sociale d’une inégalité fondée sur la race dans les décisions dont les gens font l’objet et les traitements qui leur sont dispensés. L’inégalité raciale est le résultat de l’organisation de la vie économique, culturelle et politique d’une société. Elle est le résultat de la combinaison de ce qui suit : la construction sociale des races comme réelles, différentes et inégales (racialisation); les normes, les processus et la prestation des services utilisés par un système social (structure); les actions et les décisions des gens qui travaillent pour les systèmes sociaux (personnel)1.

Dans cette définition, on comprend qu’il existe trois composantes :

  • La composante de racialisation ;
  • La composante structurelle ;
  • La composante personnelle.

Composante de racialisation

Basée sur cette idée qu’il y aurait une « race » dominante biologiquement, cette conception « pseudo scientifique » datant de l’époque coloniale a été invalidée il y a longtemps. En revanche, elle a permis aux empires coloniaux pendant des siècles de justifier leur mission «civilisatrice». L’une des principales manifestations du racisme au sein de cette structure est la discrimination raciale. Celle-ci peut être opérée par une personne, un groupe ou une organisation en position de pouvoir sur les personnes racisées et les personnes autochtones.


Composante structurelle

Cette composante réfère au système social nourrissant un principe d’oppression, qui se perpétue dans le temps et dans les nombreuses sphères de la société. Le racisme systémique n’est donc pas l’affaire d’un seul secteur. Ce système engendre des inégalités dans de nombreux domaines, notamment ceux du travail, de la santé, de la justice, de la sécurité, de l’éducation, et du logement. Ces inégalités portent des atteintes directes aux droits des personnes racisées. Cette structure ne contribue pas nécessairement de façon consciente à perpétuer le racisme systémique, mais a été construite d’une façon qui ne considérait pas forcément les réalités différentes et inégalités existantes dans la société. La conséquence étant que plutôt que d’aider tous et chacun à évoluer de façon équitable, elle creuse de plus en plus certaines inégalités, engendrant par le fait même différentes formes de discrimination.


Composante personnelle

Cette composante qui porte sur l’aspect personnel et individuel, met de l’avant qu’il existe des individus qui contribuent à ce système. Cette contribution, qu’elle soit consciente ou inconsciente, agit comme facilitateur à la pérennisation et prolifération du racisme systémique.

Selon la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, le racisme systémique est en fait le résultat de l’interrelation et de l’influence entre ces trois composantes. Il y a des structures auxquels des individus contribuent, ce qui crée un phénomène de racisation, qui vient ensuite assurer la pérennité et la reproduction du racisme systémique dans toute la société, et ce de façon temporelle et intersectorielle. Lutter contre celui-ci commence donc par prendre conscience de ces trois composantes, et par les affronter simultanément. Ce n’est cependant pas le combat d’une seule personne, et celui-ci commence par une prise conscience et une rééducation.


Pourquoi est-ce que Talsom parle de racisme systémique?

La mission de Talsom est de créer un impact positif à travers l’humain, l’innovation et la technologie. Le Jam est une session d’idéation qui s’inscrit dans un projet d’innovation social qui utilise le Design Thinking comme méthodologie. Ce n’est qu’une infime portion du projet que nous faisons chaque année. Nous accompagnons un organisme ou une association de bout en bout et le Jam est une moyen pour accélérer la phase d’idéation tout en sensibilisant la population à la cause qui est au cœur du projet. L’objectif est de trouver collectivement par la collaboration une façon de répondre au complet ou en partie à ce défi social au sein des entreprises. C’est par une démarche d’empathie et de prise conscience que nous souhaitons mobiliser la communauté des affaires, la société civile, les OBNLs et les organismes publics pour, ensemble, répondre au racisme systémique et donner la possibilité aux entreprises québécoises de se doter des outils nécessaires pour pouvoir intervenir en entreprise.