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La place des femmes dans les TI : rencontre entre le code numérique et le code social  

Cette année à C2 Montréal Talsom mettait les femmes à l’honneur sur son balcon avec comme invitées Cassie Rhéaume, ambassadrice de la division montréalaise de Ladies Learning Code et responsable de la formation chez LightHouse Labs ainsi que Maryline Charbonneau, porte-parole de notre partenaire Technopolys, toutes deux entourées par nos talents féminins. 

Le but de cette conversation était d’échanger sur le recrutement des femmes dans le domaine, très masculinisé, des Technologies de l’Information. Il ne s’agissait pas de trouver des réponses toutes faites, mais plutôt de s’interroger sur leur sous-représentation dans cette industrie et d’explorer des pistes de solutions.  

Cassie Rhéaume déclare qu’en 2018 encore trop peu de femmes sont familiarisées avec la technologie. En effet, aujourd’hui seulement 13% des femmes au Québec s’inscrivent dans des programmes à vocation technique alors qu’elles représentent 50% du corps étudiant québécois. 

Alors, quelle est la source de ce constat selon lequel les femmes sont généralement moins attirées par les filières techniques et les TI que les hommes ?  

Positionnement marketing des programmes universitaires 
Pour Julie Lachaine, vice-présidente en gestion du changement chez Talsom, il s’agit d’un problème de positionnement marketing des filières universitaires techniques : 

« Posons-nous la question collectivement de savoir comment il faudrait positionner ces programmes-là pour les rendre intéressants aussi bien pour les femmes que pour les hommes »

Mauvaise perception des Technologies de lInformation
Cette disparité pourrait également être le résultat d’une mauvaise perception des nouvelles technologies par les femmes :  « Les TI ce n’est pas nécessairement de la technologie.Les TI ça veut pas forcément dire être programmeur. Nous avons des besoins daffaires qui nécessitent de la technologie » affirme Julie Lachaine. 

 « Quand on entend TI on entend serveur informatique, ERP, etc. Alors que maintenant, la technologie englobe tout, elle est partout. »ajoute Olivier Laquinte, président de Talsom. 

De même qu’envisager une carrière au sein des Technologies de l’Information peut paraitre assez abstrait au premier abord, contrairement à une carrière de médecin ou d’avocat par exemple.

Un univers des jeux vidéo trop masculinisé
La pratique des jeux vidéo en ligne dès le plus jeune âge est un des facteurs qui inciterait une personne à s’orienter dans le domaine des nouvelles technologies. Généralement les jeunes garçons sont plus adeptes de ce type de jeux, attirés par un univers d’activités masculines. Beaucoup d’ailleurs dirigent par la suite leur carrière en informatique ou technologies.  

En tant quindustries québécoises, comment pouvons-nous faire pour inciter les jeunes filles à sinscrire dans des programmes techniques et finalement créer un intérêt pour le domaine des nouvelles technologies?  

Meilleure prise en considération des besoins 
Avant même d’émettre des solutions, Olivier Laquinte a souligné le besoin d’observer et de comprendre les besoins personnels et professionnels des femmes, savoir ce qu’elles recherchent sur le marché du travail et quelles sont leurs inspirations :  

« Que ne trouvent-elles pas dans le domaine de la technologie qu’elles retrouvent dans d’autres professions? » 

 Montrer le côté humain de la technologie  
« Si lon regarde les domaines où travaillent les femmes on parle beaucoup de domaines qui touchent à lhumain », nous informe Vicky Vienneau, responsable de l’acquisition de nos nouveaux talents chez Talsom. En suivant ce constat, une des pistes de solutions à envisager serait de faire davantage ressortir l’aspect humain de la technologie, et de faire changer cette perception d’une personne assise toute la journée face à son ordinateur.  

Démystifier la technologie  
Dans la lignée, une des autres solutions qui est ressortie de cet échange serait d’exposer aux jeunes filles des cas concrets des projets qui sont réalisés dans l’industrie, afin de démystifier le travail dans ce domaine, le rendre plus accessible et montrer que la technologie a un impact au niveau du monde des affaires.  

Des modèles TI au féminin 
Les leaders des grandes entreprises technologiques sont bien généralement des hommes, mais il faudrait mettre davantage de l’avant les dirigeantes féminines afin de permettre aux jeunes filles de s’identifier à ces figures fortes et de s’imaginer dans ce rôle.  

Formations technologiques 
Plusieurs structures offrent des formations en TI. C’est le cas l’université Polytechnique qui organise des camps de jour pour initier les jeunes à l’information et aux technologies. 

La plateforme MaVieTECHNO développée par le comité sectoriel de la main d’œuvre en TI TECHNOCompétences, permet aux jeunes de trouver l’ensemble des activités du numérique disponibles au Québec.  

Technovation est une organisation dédiée aux jeunes filles de 10 à 18 ans qui leur permet sur une période de six mois de se regrouper entre elles autour des problématiques qui les touchent, pour développer une application de A à Z et ainsi toucher à chaque étape d’un développement de projet TI.  

Chez Talsom, 60% de nos talents sont des femmes. Les possibilités sont grandes pour faire se démarquer les nouvelles technologies auprès des talents féminins. Même si les chiffres de la situation au Québec sont plus positifs qu’au sein d’autres pays, il reste primordial et non négligeable de parler de cette sous-représentativité pour la rendre visible, et travailler ensemble à mettre en place des initiatives pour ne pas laisser ce constat dans l’ombre.  

 

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Publié le 04.06.2018