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Analyse de projets, Mobile

5 mai 2017

Application mobile ou site Web mobile : comment faire le bon choix?

 

Avez-vous déjà fait le compte du nombre d’applications que vous avez téléchargé sur votre téléphone cellulaire? La réponse doit tourner autour d’une centaine, sans compter le nombre de mises à jour proposées toute les semaines!

Pour quelle solution opter : application mobile ou site Web mobile?

Selon l’utilisation que l’on veut en faire, l’une ou l’autre de ces solutions est à considérer. Examinons la différence entre les deux.

Dans le cas de l’application mobile, on peut la définir comme un logiciel qui est téléchargé sur un appareil mobile, tandis qu’un site Web mobile est un site Internet adapté aux formats des téléphones intelligents et tablettes.

Combien de temps nos applications mobiles vont rester sur nos appareils avant que nous décidions de les effacer? Cela reste discutable. Les sites Web mobiles, quant à eux, sont en tout temps disponibles pour les utilisateurs.

Avec le temps, le support et la maintenance d’une application mobile pourraient impliquer plus d’effort comparativement au site Web.

Les mises à jour d’une application mobile doivent être téléchargées par l’utilisateur et cela réduit l’espace disponible sur son appareil, tandis que les mises à jour Web sont moins contraignantes pour l’utilisateur et pour l’entreprise.

Pourrait-on donc penser à un possible abandon des applications mobiles ?

D’ici 2019, il est prédit que 20 % des marques abandonneront leurs applications mobiles (Pemberton, 2017). Il est en effet de plus en plus difficile d’attirer les utilisateurs à télécharger une application, qui ont l’embarras du choix.

Cela démontre que le nombre de téléchargements d’applications aurait atteint un plateau et est expliqué par une certaine fatigue de télécharger et d’utiliser les applications disponibles. Cette fatigue fait en sorte qu’il est difficile pour les entreprises de maintenir l’intérêt des utilisateurs pour leurs applications mobiles (Leow, Baker, Marshall, Revang et Wong, 2016).

Bien que d’ici 2022 il est prévu que 70 % des interactions logicielles s’effectuent sur une plateforme mobile, si les tendances se confirment, les applications ne seront plus qu’un élément de la chaîne d’interactions avec son appareil plutôt que d’être au centre de l’interaction. Par exemple, la présence d’assistants personnels virtuels tels que Siri, Cortana et Google Now prendront plus de place dans l’interaction avec l’appareil et laisseront donc moins de place à l’application elle-même (Leow et al., 2016).

Mais vous vous dites alors, quelles sont les perspectives de redressement pour les développeurs et promoteurs d’applications? Voici les solutions proposées.

Il est suggéré de mettre l’emphase sur le développement d’expériences utilisateurs « hyper personnalisées ». C’est-à-dire de développer une application sophistiquée qui utilise à pleine capacité les services infonuagiques ainsi que les fonctionnalités des appareils, afin de gérer les données pour faire des prévisions des besoins de l’utilisateur en temps réel et d’offrir une expérience unique, personnalisée et dynamique (Leow et al., 2016).

Dans le cas d’une application mobile d’une entreprise du commerce de détail, au lieu d’envoyer la même notification à tous les utilisateurs pour un rabais de 30 % par exemple, la notification pourrait être envoyée à un client en particulier en fonction de ses besoins, déduis à partir de son comportement sur le Web et de son profil enregistré dans le CRM de l’entreprise.

Voici un exemple. Selon l’historique de données cumulées sur un utilisateur basées sur son utilisation passée, c’est sur l’heure du dîner que ce client est le plus propice à consulter son appareil mobile. On lui pousse donc à cette heure une offre à durée limitée de 50 % de rabais disponible chez son détaillant de maillots de bain préféré, alors qu’une vague de chaleur est prévue localement au cours de la prochaine suivante!

Ce type d’application qui génère des évènements personnalisés en fonction des intérêts des utilisateurs devrait atteindre 50 % du nombre total d’applications d’ici 2021, et les rendre du même coup plus efficaces (Leow et al., 2016).

De cette façon, les marques qui conçoivent ce type d’applications auraient une meilleure chance de succès.

 

Références

Leow, A., Baker, V. L., Marshall, R., Revang, M. et Wong, J. (2016). Predicts 2017: Mobile Apps and Their Development (no G00317120).

Pemberton, C. (2017, 1 janvier). Gartner Predicts 2017: Marketers, Expect the Unexpected. Smarter With Gartner. Repéré 23 février 2017, à www.gartner.com/smarterwithgartner/gartner-predicts-2017-marketers-expect-the-unexpected/



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Par Talsom
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